
À l’heure où les technologies redéfinissent notre quotidien, le droit n’échappe pas à cette mutation. Intelligence artificielle, biotechnologies, environnement, cyberdéfense… autant de domaines où les enjeux juridiques se complexifient. La Licence double diplôme (LDD) droit, sciences et innovation de l’Université Paris-Saclay s’inscrit pleinement dans cette évolution en formant des juristes aptes à appréhender et à accompagner ces transformations.
Une formation d’excellence pour les juristes : la Licence double diplôme droit, sciences et innovation
La Licence double diplôme droit, sciences et innovation (DSI) repose sur un constat simple : les objets technologiques occupent une place croissante dans le paysage juridique contemporain.
Aujourd’hui, le numérique s’immisce dans pratiquement tous les champs du droit. On parle de bioéthique, de droit de l’espace autour de la conquête spatiale ou encore de la cybercriminalité ou de cyberdéfense.
Antoine Latreille, Vice-président Patrimoine & Infrastructures et responsable de la Licence DSI de l’Université Paris-Saclay
Dans ce contexte, les juristes capables d’échanger avec des ingénieurs, des chercheurs ou des experts techniques disposent d’un atout indéniable.
Une approche pratique et concrète
Dès la première année, la LDD se distingue par une découverte pratique des liens entre droit et technologies. Les étudiants collaborent avec des étudiants en sciences qui réalisent un prototype dont ils analysent les implications juridiques : sécurité, réglementation, propriété intellectuelle.
En deuxième année, un stage d’immersion en laboratoire ou au sein d’un service recherche et développement (R&D) d’entreprise permet de comprendre le fonctionnement de la recherche sous un angle juridique. Les questions soulevées sont variées : bien-être animal, sécurité et accès en laboratoire ; valorisation et protection de l’innovation.
La troisième année est marquée par un semestre à l’étranger, enrichissant l’expérience académique et culturelle des étudiants et étudiantes. Ces derniers peuvent ainsi partir en Europe via les programmes d’échange ou même au Canada ou aux États-Unis.
Un profil académique hybride
Ce diplôme est conçu pour des lycéens curieux, à la fois attirés par les sciences mais souhaitant travailler dans les sciences humaines et sociales pour « accompagner » les technologies. Ce profil, très convoité par le monde de l’entreprise, est assez rare en France où le cloisonnement « littéraire » versus « scientifique » est encore très ancré…
Les candidats doivent également conjuguer plusieurs qualités essentielles, telles que :
- l’autonomie et la maturité ;
- le goût pour le travail collectif ;
- des capacités rédactionnelles et d’analyse ;
- d’excellentes compétences relationnelles et de communication.
Méthode pédagogique innovante
La formation privilégie un enseignement qui place l’étudiant au cœur de son apprentissage.
Ils sont acteurs de leur formation, grâce à la classe inversée. Les étudiants travaillent en amont, puis appliquent leurs connaissances en séminaires, notamment dans les matières scientifiques.
Antoine Latreille
Parallèlement, ils suivent les fondamentaux d’un parcours de droit classique, garantissant une formation solide et généraliste.
Poursuites d’études variées
Mais après l’obtention de la licence, les diplômés s’orientent majoritairement vers des masters alliant droit et technologies, tels que :
- droit du numérique ;
- droit du digital ;
- droit de la propriété intellectuelle ;
- droit de la santé ;
- droit de l’environnement ;
- droit de l’espace ;
Ils peuvent aussi accéder à des masters plus généralistes, comme le droit des affaires ou notarial.
Débouchés professionnels multiples
Les métiers accessibles dépendent du master choisi, mais les perspectives demeurent larges :
- avocat, magistrat, juriste d’entreprise ;
- juriste en innovation ou en R&D ;
- conseil en propriété industrielle ;
- postes dans les organismes de recherche ou de transfert de technologie.
Il y a très peu de juristes qui ont une maîtrise des technologies. Ces diplômés sont donc particulièrement recherchés.
Antoine Latreille
Au-delà des débouchés immédiats, cette LDD prépare également à la recherche académique. Elle donne les bases méthodologiques nécessaires pour envisager un doctorat.
Mini FAQ
Quel niveau en sciences faut-il avoir pour intégrer cette LDD ?
La formation s’adresse principalement à des bacheliers ayant une appétence pour les sciences. Il n’est pas nécessaire d’être expert, mais une curiosité scientifique et une certaine aisance sont attendues.
Cette LDD permet-elle de suivre un parcours classique en droit ensuite ?
Oui. Les étudiants suivent les enseignements fondamentaux d’une licence de droit classique, ce qui leur permet d’accéder à l’ensemble des masters en droit, sans être spécialisés trop tôt. Ils peuvent rejoindre la licence en droit sans perte de semestre à tout moment de leur parcours.
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