L’essor de l’industrie spatiale: une opportunité à saisir

Secteur stratégique de haute technologie, l’espace a longtemps été l’apanage des ingénieurs. En revanche, l’avènement du « New Space » a démocratisé et redynamisé l’industrie spatiale. Divers profils sont aujourd’hui recherchés pour contribuer à cette nouvelle conquête spatiale. D’où l’intérêt de se former pour en saisir les enjeux et les contraintes.

Le boom de l’industrie spatiale

Le domaine spatial a longtemps été réservé à la puissance publique et à quelques géants industriels historiques, souvent issus de la défense. Au cours de la dernière décennie, l’émergence du « New Space » a entraîné la multiplication d’acteurs privés, notamment des start-ups spécialisées dans la télécommunication, l’observation, la surveillance, les objets connectés, qui ont étendu leurs activités à l’amélioration de la vie sur Terre.

L’origine de cette ouverture du secteur se trouve aux États-Unis. Outre Atlantique, ils ont mis en place une véritable stratégie industrielle portée par les pouvoirs publics et incarnée par Elon Musk, président-directeur général de SpaceX, dont l’objectif principal est la réduction des coûts des programmes spatiaux.

« La standardisation d’outils tels que les cubes satellites ou nanosatellites, associée à la méthode « essai-erreur », ont permis cette révolution économique. »

Phillipe Keckhut, responsable du master enjeux du spatial et nouvelles applications – Newspace et vice-président recherche et innovation à l’université Paris-Saclay.

Cette mutation ouvre la voie à de nouvelles opportunités, avec un recrutement, en France, de 25 000 personnes dans le secteur aéronautique et spatial en 2023, dont 7 000 alternants.

Néanmoins, travailler dans le domaine spatial requiert plus que de la motivation et des compétences. Les particularités inhérentes, telles que le vide, les variations de températures extrêmes et les rayonnements, exigent une formation adaptée.

Pour répondre aux besoins croissants des industries, l’Université Paris-Saclay propose un programme unique en France, le master 2 enjeux du spatial et nouvelles applications – Newspace (ESNA).

Une formation adaptée pour une compréhension globale du secteur spatial

Le master 2 ESNA – Newspace vise à renforcer l’esprit critique et à élargir l’expertise des physiciens dans le domaine spatial.

Les cours privilégient les enseignements fondamentaux et intègrent des travaux pratiques (projets de groupe, appel d’offre). Les étudiants se familiarisent avec des logiciels spécialisés, mais surtout fabriquent et testent des instruments spatiaux dans des conditions réelles.

« L’université Paris-Saclay bénéficie d’une installation de pointe, comprenant des salles blanches, de grandes cuves de vide et de cyclages thermiques, des bancs de test, un pot vibrant et un système simulant l’apesanteur. »

Phillipe Keckhut

Les profils recherchés sont variés : master 1 en astronomie, planétologie, physique générale, électronique, mécanique ou informatique industrielle. Actuellement, la promotion peut accueillir entre 20 et 25 étudiants.

À partir du mois de mars, les élèves démarrent un stage de 4 à 6 mois dans un grand groupe (Thales, Airbus, Safran…), une start-up ou une entreprise dans le traitement d’images. Souvent, les diplômés sont embauchés au sein de leur entreprise d’accueil en tant que chef de projet ou ingénieur système.

Ce programme offre une opportunité unique de se former et de s’engager dans le secteur spatial en constante évolution.


En savoir plus

Le Master 2 Outils et systèmes de l’astronomie et de l’espace (OSAE) offre également des débouchés dans l’industrie spaciale : il propose une spécialisation en ingénierie système pour l’instrumentation scientifique embarquée dans l’espace, ou associée aux grands observatoires astrophysiques terrestres.

https://bigmedia.bpifrance.fr/news/le-new-space-francais-a-la-conquete-de-lindustrie-spatiale

https://www.gifas.fr/

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