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Aménagements d’études pour les sportifs de haut niveau, oui c’est possible !

Être sportif de haut niveau et viser des titres peut être compatible avec le fait de poursuivre des études supérieures et de préparer son avenir… à l’Université Paris-Saclay, en tout cas, c’est possible grâce à un dispositif d’aménagements d’études

Pour accompagner les sportifs dans leur double démarche, chaque faculté dispose de ses propres mesures d’accompagnement qui dépendent des besoins et des modalités pédagogiques du domaine d’études concerné.

Il est facile de comprendre que c’est en filière STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) que l’on trouve, très logiquement, le plus grand nombre de sportifs de haut niveau… Ces études constituent donc une sorte de modèle et il existe de vrais aménagements et mesures d’accompagnement pour permettre aux champions -ou futurs champions- d’obtenir une double réussite.

Revue de détail avec Ivan Dury, enseignant référent SHN (Sportif de Haut Niveau) en STAPS à l’Université Paris-Saclay,  ex directeur des études au Pôle France de rugby et international universitaire.

Le statut de sportif de haut niveau

D’abord il faut se souvenir qu’il existe des nuances entre les statuts « d’athlète de haut niveau ».

On peut, pour faire simple, citer les deux principaux cas : le statut de sportif de haut niveau relevant d’une liste ministérielle (c’est le cas le plus connu : sur proposition des instances  sportives, le ministère accorde ce statut à des sportifs d’avenir engagés) et celui de sportif de haut niveau « universitaire » (ici le statut se détermine à l’université, en fonction du CV et du projet).

Les sportifs de haut niveau ont un double objectif qui exige d’eux une énergie forte, le but est de faciliter leurs parcours pour les rendre compatibles, de les accompagner au mieux et de créer les conditions de la réussite. Pour cela, l’Université Paris-Saclay et ses enseignants ont mis en place une organisation qui offre à ces sportifs plusieurs niveaux d’accompagnement.

Les différents types d’aménagements d’études pour sportifs de haut niveau

Une entrée facilitée en première année de la filière STAPS

Le premier aménagement commence avant même la première année puisque le sportif de haut niveau dispose de facilités d’entrée dans le cursus au lieu d’être entièrement dépendant de Parcoursup. C’est déjà un élément important, rappelons, en effet, qu’il y a beaucoup plus de candidatures en STAPS qu’il n’y a d’entrées possibles.

Une souplesse de l’emploi du temps

 Deuxième aménagement fondamental : le sportif de haut niveau a la possibilité de maîtriser en grande partie son emploi du temps : son timing sportif est considéré comme déterminant et il répartit ses cours en fonction des disponibilités que lui laisse son agenda sportif.

Bien entendu, cette facilité, qui repose sur le fait que les sportifs de haut niveau ne sont assignés à aucun groupe d’étudiants fixe et peuvent ainsi organiser leurs cours dans les zones de liberté, implique tout de même qu’ils placent toutes les matières nécessaires 

Ivan Dury

Cette liberté d’emploi du temps est d’autant plus importante que, comme le signalait Aurélien Diesse, judoka internationalement titré et étudiant à l’Université Paris-Saclay, le sportif est toujours à la recherche de temps entre entrainements, compétitions et…transports !

Pas d’obligation d’assiduité aux TD

 Il peut donc avoir le choix de ne pas suivre les TD et d’être évalué en contrôle terminal (examen de fin de semestre) ou de suivre l’intégralité des TD en étant évalué en contrôle continu, ou encore, en fonction des enseignants et des matières, de mixer les deux formules, en optant pour un contrôle continu et terminal sans suivre tous les TD. De plus, si l’étudiant est en compétition nationale qualificative ou en compétition internationale lors des examens, il a la possibilité de bénéficier d’une session spéciale.

Résumons : facilités d’entrée, choix d’emploi du temps, allègement possible, options concernant TD et évaluations… le champion est aidé, et, en cas de besoin, l’université va plus loin…

Que se passe-t-il, par exemple, lorsqu’une compétition survient lors d’un examen ?

S’il s’agit d’une échéance importante : compétition internationale ou qualificative etc., une session spéciale sera organisée pour tout ou partie de l’évaluation terminale uniquement pour les étudiants concernés. Cela n’est en revanche pas possible si l’étudiant(e) vise une entrée en école de kinésithérapie, via la L1 STAPS.

Et si les espaces libres du sport ne permettent pas de de « rentrer » l’emploi du temps pédagogique ?

Alors, une discussion sera organisée avec les enseignants responsables et un aménagement du parcours, permettant, par exemple, de faire une année sur une durée de deux ans, est possible.

Enfin et même si cela ne concerne pas uniquement les étudiants relevant du « statut sportif de haut niveau », un accompagnement supplémentaire, sous la forme de tutorat, peut être mis en place. Il sera mené par des étudiants plus avancés et rémunérés pour apporter une aide concrète afin de mieux récupérer les cours, de savoir s’organiser, de hiérarchiser les tâches, de bénéficier de conseil divers. Ce type de tutorat n’a rien d’obligatoire mais il constitue un atout de plus dans l’ensemble du dispositif qui doit conduire les sportifs à mener leur carrière de compétiteur tout en réussissant leurs études…


En savoir plus

https://www.education.gouv.fr/bo/14/Hebdo23/MENE1411598N.htm

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