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Master Nuclear Energy : une formation à la pointe dans un secteur qui recrute

Bas carbone, pourvoyeuse d’emplois, diversifiée, l’industrie nucléaire offre bien des débouchés. Le Master Nuclear Energy propose un regard panoramique sur le sujet et une formation solide.

L’énergie nucléaire : un secteur dynamique

En France, le plan de relance du nucléaire prévoit la construction de six nouveaux EPR2 pour 2050  et possiblement de huit réacteurs additionnels. La mise en service du premier EPR serait pour 2035 et ces réacteurs seraient complétés par de petits réacteurs modulables. Ce chantier pharaonique a pour objectif de produire davantage d’électricité décarbonéeEnergie bas carbone, le nucléaire est aussi pourvoyeur d’emploi.

 Toutes les grandes entreprises comme EDF ou Framatome recrutent et avec le plan de relance, les besoins vont encore être accrus.

Gaël Sattonnay -responsable du Master Nuclear Energy

Une formation internationale et presque unique au monde

A ce titre, la formation a une carte à jouer. Quasiment unique au monde, le master Nuclear Energy forme les étudiants à toute la palette des métiers du nucléaire. Internationale, elle est intégralement dispensée en anglais. Les étudiants français ne représentent d’ailleurs que 30% des effectifs.

« Le multiculturalisme est à l’honneur. Par promotion, nous avons entre vingt et trente nationalités représentées : des étudiants de l’UE bien sûr, mais aussi de Chine, Inde ou Turquie… »

Gaël Sattonnay

Un éventail varié de spécialités

Le master Nuclear Energy vise deux sortes de public : des physiciens (80% environ des effectifs) et des chimistes (20% environ). Tandis que le M1 propose deux voies, Physics & Engineering et Chemistry & Chemical Engineering, qui demeurent encore assez générales, le M2 va être l’année de spécialisation, « plus professionnalisante », souligne Gaël Sattonnay. L’étudiant aura ainsi le choix entre différentes voies :

  • Fuel Cycle (cycle du combustible),
  • Nuclear Plant Design pour apprendre à concevoir des installations nucléaires ;
  • Nuclear Reactor Physics and Engineering (NRPE) sera axé sur la physique des réacteurs nucléaires.
  • Operation, comme son nom l’indique, c’est une voie plus opérationnelle pour apprendre à gérer, piloter et entretenir une installation nucléaire.
  • Decommissionning and Waste Management est la filière consacrée à l’apprentissage de la déconstruction et du démantèlement. « C’est actuellement la voie qui accueille la majorité de nos étudiants en M2 », note Gaël Sattonnay qui relève que « la politique nationale menée dans le domaine influe forcément sur le secteur ».

Et après le master Nuclear Energy ?

Si 20% des diplômés poursuivent en thèse, la majorité se lance sur le marché de l’emploi à la sortie du M2. Si les étudiants étrangers repartent travailler dans leur pays d’origine, leurs camarades français sont souvent recrutés dans les entreprises où ils ont effectué leur stage de M2 d’une durée de six mois. Trois mois après leur sortie, le taux d’insertion des diplômés est en tous les cas de plus de 70%.


En savoir plus

https://www.sfen.org/rgn/competences-nucleaire-francais-defi-demain/

https://www.edf.fr/rejoignez-nos-equipes-de-la-production-et-de-l-ingenierie-nucleaire-et-thermique

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