BUT GEII à l’IUT de Cachan : une formation axée sur les projets - DESTINATION-ETUDES-SUPERIEURES

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BUT GEII à l’IUT de Cachan : une formation axée sur les projets

Le BUT GEII mise largement sur la réalisation de projets par les étudiants tout au long de leur cursus. Une bonne façon de gagner en confiance en soi, mais aussi d’affûter sa réflexion sur son parcours professionnel.

BUT comme Bachelor Universitaire de Technologie,  GEII comme Génie Electrique et Informatique Industrielle.

« C’est une formation qui confère le grade de licence et s’inscrit dans le système LMD, précise Véronique Tibayrenc, cheffe de département. 180 ECTS sont délivrés à l’issue du diplôme. » Mais, à l’énoncé de cet intitulé de formation, difficile de ne pas entendre « but » au sens d’objectif. Et, de fait, le BUT GEII s’inscrit dans une démarche très concrète :

A l’issue des trois ans, le diplôme permet à nos étudiants soit de poursuivre leurs études en école d’ingénieur ou en master, soit de se lancer sur le marché du travail en tant que technicien supérieur. Et le champ d’action est plutôt étendu : ils peuvent intervenir par exemple dans les transports, les télécoms, l’énergie, le biomédical, la robotique, les automatismes, l’audio-visuel, etc., que ce soit en conception/réalisation, tests et mesures, installation ou maintenance. Les débouchés sont très riches, car ils portent sur tous les secteurs industriels : il y en a pour tous les goûts ! 

Véronique Tibayrenc, cheffe de département

On retrouve d’ailleurs tous ces débouchés dans les deux stages obligatoires de la formation initiale des étudiants ou dans les contrats d’apprentissage de nos apprentis en BUT GEII.

Mais avant l‘insertion professionnelle, encore faut-il se former ! Le BUT GEII propose donc un « socle de matières générales de type universitaire », explique Véronique Tibayrenc. Au programme : mathématiques, physique mais aussi « des matières qui permettent de développer des compétences transversales » : communication professionnelle, anglais courant comme technique et, bien évidemment, un volet dévolu aux connaissances technologiques ainsi qu’au génie industriel.

Il n’y a aucun cours magistral,  les cours sont très actifs, entre TD (Travaux Dirigés)/TP (Travaux Pratiques) et Projets tutorés. 

Véronique Tibayrenc

Un BUT GEII pour apprendre en mode projet

L’une des grandes spécificités de la formation est de valoriser le « learning by doing », soit les TP et l’apprentissage en mode projet.

Nos étudiants sont ainsi appelés à agir, se poser des questions, tâtonner, se tromper, recommencer, selon la logique essai-erreur, en interagissant entre eux, comme avec le professeur, qui endosse alors un rôle de tuteur. Cela les surprend toujours un peu au départ, avant d’être -le plus souvent- emportés par cette dynamique. Ils ont une moyenne de deux à trois projets par an, avec des livrables à produire à partir d’un cahier des charges (analyse détaillée,  recherche de composants, programmation de cartes, etc.). Certains projets sont courts -deux semaines- d’autres plus longs.

Véronique Tibayrenc

Dès la première année, les étudiants et les apprentis -entre 24 et 26 par promo- sont ainsi invités à participer au Gamel Trophy, une compétition interne de robots suiveurs de ligne. « Les élèves sont valorisés à travers leurs réalisations. Car c’est aussi gratifiant de voir son robot qui avance que d’avoir une bonne note à un devoir. L’idéal étant, évidemment, de réunir les deux ! ». Les projets sont aussi l’occasion pour certains de découvrir l’entrepreneuriat, ou bien de se frotter à l’interculturalité, via des sessions de virtual exchanges avec des étudiants internationaux. Enfin, la formation est complétée par deux stages professionnalisants, de 8 à 12 semaines en BUT2 et 12 à 16 semaines en BUT3, en France ou à l’étranger.

Des réalisations enthousiasmantes

Mais, prévient la cheffe de département, les connaissances et le savoir théorique ne sont pas à négliger : « Il y a des fondamentaux à connaître en génie électrique comme en informatique. L’étudiant doit acquérir de solides bases technologiques et scientifiques, alliées à une forme de rigueur ». Côté projet, de belles réalisations sont alors au rendez-vous : comme ces deux étudiants, Elliott et Fanny, adeptes du trekking, qui ont conçu et réalisé en fin de deuxième année un chargeur de téléphone portable autonome reposant sur la force hydraulique. « Développer un projet lié à des préoccupations personnelles, c’est vraiment enthousiasmant », souligne Véronique Tibayrenc.

Et vous, quel sera le vôtre ?

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