Agir concrètement pour la santé publique

Construire un projet de prévention, le coordonner à l’échelle d’un territoire, répondre aux besoins d’une population… La santé publique permet de s’engager concrètement au service des Hommes, sans nécessairement passer par des études de médecine. À l’Université Paris-Saclay, le Master 2 Méthodologie des Interventions en Santé Publique (MISP) propose une formation professionnalisante, au plus près du terrain, pour apprendre à transformer les enjeux de santé en actions concrètes.

De l’observation à l’action

Le M2 MISP s’organise autour des étapes d’un projet :

  • Observer avant d’agir : identifier les problèmes de santé, utiliser les données disponibles et mener des enquêtes quantitatives ou qualitatives pour comprendre les besoins des populations.
  • Prévenir les maladies et promouvoir la santé : mobiliser les données scientifiques et les savoirs expérientiels pour construire des actions adaptées aux enjeux de santé publique.
  • Gérer un projet : apprendre à le planifier, en suivre la mise en œuvre et intégrer les questions de financement.
  • Évaluer une intervention : analyser sa mise en œuvre et mesurer les effets produits à l’aide de méthodes scientifiques.

Cette « boîte à outils » méthodologique est complétée par des modules thématiques, autour de la santé-environnement-travail, des personnes âgées et de la périnatalité.

Une formation ouverte aux réalités du terrain

La particularité de ce master, qui en fait sa force, est son ouverture sur le monde professionnel. Il s’appuie sur des intervenant·es et des structures engagées dans le domaine de la santé publique. L’Observatoire régional de la santé d’Île-de-France accueille ainsi les étudiant·es pendant cinq jours et Santé publique France coordonne le module santé-environnement-travail. Une visite de l’Agence régionale de santé Île-de-France (ARS) complète également ce cursus en 2026-2027.

On travaille beaucoup sur la posture professionnelle. On ne peut pas se cacher derrière son ordi dans cette formation.

Marie Herr, responsable du master

Les étudiantes et étudiants se penchent aussi sur des problématiques concrètes. L’un d’eux a, par exemple évalué le dispositif « Ma ville se ligue », lancé par la Ligue contre le cancer pour encourager les communes à s’engager en faveur de la prévention. Un autre a étudié les moyens d’améliorer la vaccination des enfants au CHU de Nantes. L’objectif : profiter de leur passage à l’hôpital, quel qu’en soit le motif, pour vérifier leur statut vaccinal et mettre à jour leurs vaccins si nécessaire.

Un stage de mise en pratique

Le stage occupe une part importante du master. D’une durée de cinq à six mois, il peut se dérouler dans une ARS, une collectivité territoriale, une association, une structure de protection sociale, un laboratoire de recherche ou encore un bureau d’études.

Chaque intervention d’un professionnel, c’est potentiellement un maître de stage face à eux.

Marie Herr

Autre particularité, si la réalisation d’un mémoire de recherche demeure systématique, les étudiant·es peuvent aussi diversifier leur expérience professionnelle et participer à l’animation d’actions, à la conception ou à la gestion d’autres projets au sein de leur structure d’accueil, en parallèle de leur travail de recherche.

Quel profil pour intégrer le M2 MISP ?

Le master accueille 20 étudiant·es par promotion, pour environ 350 candidatures. Il s’adresse aux titulaires d’un M1 en santé publique ou d’une formation équivalente.

De plus, la sélection repose sur les résultats universitaires et la lettre de motivation. Celle-ci doit permettre de comprendre le projet du candidat et son intérêt pour la formation, plutôt que de reprendre textuellement les informations de la plaquette.

Santé publique : quels métiers pour les futurs professionnels ?

Le M2 MISP prépare aussi bien à des fonctions opérationnelles (chargé·e de projet, de prévention ou d’évaluation), qu’à de la recherche. Les diplômés peuvent ainsi participer à des projets en tant qu’ingénieurs, sans nécessairement s’orienter vers une thèse.

Les diplômés exercent en agences régionales de santé, dans des organismes de protection sociale, dans des mutuelles, des associations et fondations ou des bureaux d’études. Les collectivités territoriales offrent également des perspectives, notamment dans le cadre de contrats locaux de santé.

FAQ :

Comment définir la santé publique ?

La santé publique regroupe des actions, telles que la prévention, la promotion et la mise en place d’actions, qui visent à protéger et à améliorer la santé des populations.

Faut-il avoir fait une année de médecine pour travailler en santé publique ?

Non, la santé publique mobilise des profils variés. Pour intégrer le M2 MISP, il faut toutefois justifier d’un M1 en santé publique ou d’une formation équivalente.

Comment en savoir plus sur le M2 MISP et recueillir des retours d’expérience ?

La Graduate School Santé publique de l’Université Paris-Saclay organise régulièrement des rencontres avec d’anciens étudiants, qui viennent présenter leur parcours et leur métier. Ces témoignages permettent de découvrir concrètement les débouchés de la formation et de mieux se projeter dans ce milieu professionnel.


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